Francois-Fillon perte-du-triple-A-francais

Extrait du journal du dimanche du 14 janvier 2012 :

François Hollande considère que "c’est une politique qui a été dégradée", pas la France. Que lui répondez-vous?
Qu’il se trompe. Je vais lui faire une suggestion. Il pourrait soumettre son programme électoral à Standard & Poor’s. Il serait intéressant de savoir ce qu’une agence de notation pense d’un programme dans lequel il n’y a que des augmentations de dépenses et des hausses d’impôt, et pire encore, des retours en arrière sur des décisions structurelles comme la réforme des retraites ou la politique nucléaire de la France. Dans ce qu’il préconise, rien n’est en phase avec la situation de l’économie européenne. Cela devrait le conduire à plus de modestie dans les conseils qu’il donne au gouvernement. D’une manière générale, j’ai trouvé que l’appétit avec lequel certains candidats à la présidentielle se sont jetés sur la décision de Standard & Poor’s, avant même son annonce officielle, pour critiquer le gouvernement, ne dénote pas un grand sens des responsabilités. Au contraire, un peu de solidarité française face à cette situation m’aurait semblé bienvenue.

Qui se soumettra le mieux au dictat des agences de notation, celles-la mêmes qui ont fermé les yeux lorsque tout s'est mis en place pour qu'éclate la crise des subprimes ? Voilà tout ce qu'il reste aux candidats « dits sérieux », ces laquais des marchés qui tremblent à l'idée d'être remplacés par l'un des dirigeants de Goldman Sachs comme en Grèce, en Italie ou à la tête de la BCE.