14 octobre 2008
Guillaume Depardieu : adieu l’apprenti
Sûr qu’un jour cela finirait mal …
Dans son dernier film « Versailles » Guillaume Depardieu joue un sans abri qui, bon gré mal gré, prend en charge un enfant abandonné par sa mère, elle aussi en pleine déserrance. L’un des moments forts du film est une scène où souffrant d’une pneumonie, isolé dans un sous-bois, il ne doit la vie qu’à la présence du gamin qui part chercher les secours au château … étrange scène prémonitoire … malheureusement dans la vie tout ne se termine pas comme dans les films.
A supposer que le paradis existe, rien n’est moins sûr, je l’image bien, assis sur le banc d’un vestiaire de foot, aux côtés de Patrick Dewaere. Non pas devisant sur son connard de père, mais plaisantant, chacun se remémorant ses "Coups de tête".
"La lettre volée" en duo avec Juliette :
C.H.
27 juillet 2008
Sait-on jamais ce que l’on veut vraiment ?
Peace and love! Faisons l’amour pas la guerre ! Le service militaire est une perte de temps abrutissante ! L’armée
est un gouffre financier, savez-vous qu’ils font tourner les tanks rien que
pour brûler leur carburant, de telle sorte que leur budget soit reconduit l’année
suivante. Mettons fin à cette gabegie guerrière !!
Il suffit que Sarko 1er prenne les choses en mains : décapite les budgets, passe les emplois à la baïonnettes, joue les redresseurs de torts en terrains minés aux quatre coins du monde, parachute une vraie marionnette comme ministre de la défense, se substitue lui-même à Tony Blair dans le rôle du gentil toutou au service de l’oncle Sam … pour qu’insidieusement on en vienne à regretter le bon vieux temps de la conscription.
La publicité : un remède efficace contre l’addiction
télévisuelle et un vrai bonheur pour les vessies manquant d'autonomie.
Pourtant il suffit que ... « toujours le même » décide de la suppression de la pub sur France Télévision, pour qu’immédiatement on tremble pour la survie et l’indépendance du Service Public.
On a le sentiment d’être dans un hyper-marché (ayant depuis peu la divine autorisation d’augmenter sa surface) avec l’obligation d’échanger pour le même prix son habituel gros baril de « temps de cerveau disponible », contre un petit baril de « voix de son maître » + une vizirette d’extinction de voix de sa maîtresse. Le client n’est même plus roi dans le monde libéral.
A ce propos, on notera au passage que concernant cette modification du paysage télévisuel français, les incontournables chantres du libéralisme se sont bien gardés de brandir l’étendard de la sacrosainte concurrence libre et non faussée, sensée garantir notre bonheur absolu.
Paradoxal tout cela non ?
Je me tiens penché au dessus de l’abîme de ma propre perplexité, espérant que le changement d’air des quelques semaines qui s’annoncent permettra de le combler.
C.H.
19 avril 2008
Pierre Desproges, ou les hasards d’un voyage et d’un anniversaire
3 jours seul à Paris.
3 jours pour changer d’air, pour se déconnecter de l’actualité, pour que l’ex-banlieusard se métamorphose en néo-touriste parisien.
L’occasion de rencontrer, de découvrir, de flâner, de "pèleriner".
Un séjour bien rempli qui, paradoxalement, naviguant d’une sculpturale vague, aux abysses les plus profonds, en passant par presque toutes les mers du globe, c’est miraculeusement déroulé sans une goutte de pluie.
Me restaient quelques heures avant de prendre le train du retour … pourquoi ne pas aller au Père Lachaise ? Une gueule d’enterrement congénitale dans un cimetière, ça fait ton sur ton, non ?
A l’entrée, un panneau dresse la liste des plus illustres
locataires des lieux.
1 heure devant soi, pas le temps de tergiverser, les nominés sont : Pissarot, Desproges et Seurat (Pierre Dac n’avait qu’à loger plus près
de l’entrée !)
J’ai beau avoir fait pas mal de courses d’orientation, je
dois avouer qu’après vingt bonnes minutes de vaines recherches j’ai demandé de
l’aide pour trouver la sépulture de Pierre Desproges.
- Mais Monsieur, elle est juste derrière vous. M’a-t-on répondu en me désignant un emplacement on ne peut plus simple. Un rectangle de terre ceinturé d’une barrière métallique, envahi par des rosiers.
L’endroit a de quoi surprendre, mais on peut se consoler en
se disant qu’il est emblématique de l’artiste, à la fois simple et piquant.
Au fond de l’espace, une vilaine caricature de l’humoriste ; et un journal qui m’est inconnu, sur lequel figure Desproges. Cela a tout d’un placard publicitaire : n’oubliez pas d’acheter ce numéro, il y est !
Desproges repose juste en face de Michel Pétrucciani (petit par la taille, mais grand par le talent … et par la pierre tombale)
Sur la barrière une simple plaque : Pierre Desproges 1939-1988
Une femme d’un certain âge, équipée d'une canne anglaise, marmonne en essayant de nettoyer le rectangle de terre :
- Tous des salauds ! Ils parlent tous de lui, mais ici il n’y a personne aujourd'hui !
La dame qui m’a renseigné s’approche : - c’est aujourd’hui de vingtième anniversaire de sa mort.
La vieille continue à marmonner pour elle-même : - Ils auraient pu venir tout de même ! Au moins son équipe. C’est
tous des salauds !
J’image qu’elle parle des membres du « Tribunal des flagrants délires »
Ma guide improvisée : - Aujourd’hui sur France
Inter ils ont organisé une journée spéciale pour lui rendre hommage
J'ignorais totalement. Moi quand je déconnecte : c’est pas à moitié.
La vieille : - Les rosiers, ils ont même pas été
plantés, ils ont poussé tout seuls !
L’autre dame : - Vous croyez ? En tout cas ils sont en boutons. Ce sera joli dans quelques jours. Moi je l’aimais beaucoup, poursuit-elle en s’adressant à moi. Mais il n’y a pas beaucoup de monde pour lui rendre visite. Ce n’est pas comme Gilbert Bécaud, sa tombe est toujours très fleurie.
Je murmure l’une de ces platitudes dont j’ai le secret : - On est nombreux à penser encore à lui.
Arrive un groupe de jeunes adultes accompagnés d’un guide, ils viennent de rendre visite à Frédéric Chopin.
- Et voici la tombe de Pierre Desproges, un humoriste qui a
fait beaucoup de spectacles …
Deux voix s'élèvent :
- Qui ?
- Ah bon, qui c’est çui là ?
… pas forcément les mieux renseignés, mais au moins les plus curieux du groupe.
Autant dire que je me suis dispensé de la réponse du guide, et du silence emprunt de respect et d’admiration qui n’a pas manqué de suivre.
Quelques minutes plus tard, Gare de Lyon, je fais face à
une pub vidéo, à l’entrée d’un kiosque : « TOUT DESPROGES :
l’intégrale de ses textes + 1 DVD : 2Kg de PUR DELIRE »
En matière de participation commémorative, c'est du lourd. Total respect.
De l’intérêt, ou non, d’une sépulture pour laisser une trace
de notre passage en ce bas monde, et permettre à ceux qui nous survivent de se
recueillir ou de s’éduquer ... Un sujet que je vais méditer, promis !
Alors, ce récit d’un après-midi du 18 avril 2008, exacte vérité ou
pure invention ?
Faites-moi un grand plaisir : ne croyez pas un traître
mot de ce qui vient d’être décrit !
Et pour dénoncer haut et fort, et en toute connaissance de cause mes affabulations, rendez-vous à la section 10 du Père Lachaise … cela fera un peu de compagnie au regretté Pierre Desproges.
C.H.
01 janvier 2008
Des truffes pour les étrennes ...
... un bel alignement de truffes.
Espérons que, tout à leur lune de miel, l’UMP et le MEDEF auront tout de même une petite attention à l'adresse des 2 partis de la gauche anti-libérale qui ont su, opportunément, leur dégager un boulevard électoral, trop occupés qu'ils étaient fin 2006 et en 2007 à se bouffer le nez pour ramasser la mise du NON au référendum, chacun tentant de tirer à lui la couverture (de survie ?).
Tournons bien vite la page de cette année 2007 qui a vu des gens aux revenus modestes et à la situation précaire voter contre leurs propres intérêts.
Une année où une république, qui se gargarise d’être la patrie des droits de l’homme, s’est choisi un roi. Un monarque aux amitiés intolérables.
Une année où celui que l’on présente comme l’avenir de la gauche, a co-écrit un livre sur Che Guevara tout en distribuant quotidiennement, et ce depuis des années, le courrier dans la ville la plus riche de France, sans pour autant y convertir les habitants à ses idéaux, et sans non plus demander sa mutation pour des quartiers où vivent des gens dont il est sensé être proche … De quoi plomber son "capital" de crédibilité et de sympathie.
On peut toujours se dire que 2008 ne peut pas être pire … mais allez savoir, avec un omniprésident va-t-en-guerre ?
Euh .... Ben quoi !? J’ai cassé l’ambiance ?!?
Bon, alors pour me faire pardonner, je vous invite à partir de dorénavant, à retrouver à chaque fois que l'occasion s'en présentera, une bande de joyeux lurons triés sur le volet (pas de ceux qui remplissent le Stade de france et baisent la main du Pape), ayant l'art de divertir intelligemment. C'est ici que cela se passe.
Et puis pour commencer l'année en chanson, voici une petite exclusivité, puisque celle-ci n'est pas encore chez les disquaires :
Toi qui t'attardes de temps à autre sur ces pages, je te souhaite une excellente année 2008 !
Une année pleine d'énergie, d’imagination et d’enthousiasme !!
Il va nous en falloir.
C.H.
27 décembre 2007
Voyez le brick géant que j’examine près du wharf
Anecdote d’Alain le Gouguec sur France Inter :
Renseignements pris ici, il s’agit d’un "pangramme".
L’idée m’a parue amusante, je m’y suis donc collé, et voici le pangramme que je vous propose :
Sarkozy, Fillon, Borloo, Alliot-Marie, Kouchner, Hortefeux, Dati, Bertrand, Darcos, Pécresse, Morin, Bachelot, Boutin, Lagarde, Albanel, Woerth, Karoutchi, Besson, Bussereau, Jouyet …
« Mais cette phrase, cette liste plutôt, est complètement inepte !! » me direz-vous.
- D’une part, l'ineptie n'est pas interdite dans ce genre d'exercice (voir le lien déjà mentionné plus haut).
- D’autre part, c’est bien là où je voulais en venir, montrer l'ineptie d'une telle association.
- Et puis pour ce qui est de faire chauffer les linotypes, tous ceux-là s’y entendent.
Maintenant, les plus pointilleux me feront remarquer, à juste titre, qu’il manque 2 lettres dans mon pangramme … Q et V.
QV, c’est justement ce que je compte faire durant ces fêtes, pour oublier ce "fatal pangramme".
C.H.
25 décembre 2007
La petite vague amoureuse du vent
Voici une petite histoire, une vraie friandise de Noël, racontée par Michel Munier, photographe naturaliste, lors de l'émission Kriss Crumble (lien) :
C.H.
22 décembre 2007
Trêve des confiseurs ...
... trêve des cons faiseurs serait peut-être plus approprié.
J'espère que les "grands oubliés" ne prendront pas ombrage.
C.H.
09 octobre 2007
Ainsi parlait Zhou Enlai …
… Dixit Hubert Védrine dans l’émission « Le franc parler » du 1er octobre (extrait audio de 16 sec) :
Sacré Zhou-Zhou.
C.H.














