13 novembre 2009
Robert Badinter à propos du chant de la Marseillaise dans les écoles
Extrait de France Inter du 13 novembre 2009 :
Maréchal nous voilà, c’est tout à fait l’ambiance.
12 octobre 2009
Interception : Caméras en débat
Intégralité de la très bonne émission Interception du 11 octobre 2009 sur France Inter, un reportage de fond de Lionel Thomson sur la vidéosurveillance :
En résumé :
- La vidéosurveillance ne protège pas les citoyens, elle permet parfois de résoudre certaines affaires (5% selon les statistiques anglaises)
- Personne ne surveille en permanence ce qui se passe devant chaque caméra, c'est humainement impossible. Le sentiment de sécurité grâce à ces dispositifs de surveillance est donc tout relatif.
- Dans certaines villes comme Londres, tête de pont de la vidéosurveillance, on peut si l'on s'en donne les moyens, suivre les déplacements de quelqu'un dans tout la ville.
- Le marché de la vidéosurveillance quant à lui se porte à merveille, il est en pleine expansion, merci pour lui.
09 septembre 2009
Effet secondaire de la grippe A (H1N1) : une justice arbitraire d’exception
Le syndicat de la magistrature proteste contre le plan prévu par la Chancellerie en cas de pandémie dans le domaine de la justice.
Interview d'Emmanuelle Perreux (Syndicat de la magistrature) sur LCI, de Matthieu Bonduelle
(S.M.) sur Europe 1 et de Michelle Alliot-Marie (qu'on ne présente plus) sur France Inter :
Sauf erreur, si la pandémie a bien lieu, tout le monde sera concerné : riches, pauvres, winners, losers, hommes, femmes, honnêtes gens et escrocs il y a donc de fortes chances que lorsque les juges seront malades, le nombre de cas judiciaires à traiter baisse de lui-même également.
27 mai 2009
Interview de Julien Coupat dans Le Monde
- 15 novembre 2008 : Julien Coupat, illustre inconnu, est emprisonné pour servir d’exemple.
- Mai 2009 : après plus de 6 mois d’incarcération, (pour des motifs qui restent encore et toujours à démontrer) l’inconnu pourrait bien être en passe de devenir une icône.
Si la crise vous mine, si les dérives du pouvoir et de l’argent-roi vous laminent : article du monde.
Sa définition du mot "terrorisme" vaut le détour.
20 mai 2009
Encore heureux qu’il ne s’exclama pas « Le roi est nu !» …
... dans la mesure où le simple fait de s’exclamer « Sarkozy je te vois », pour détendre l’atmosphère lors d’un contrôle de papiers dans la gare St Charles, risque de coûter 100 €uros d’amende à un professeur de philosophie marseillais.
Le récit de cette triste farce par l’intéressé lui-même :
Démocratie, démocratie …
01 mai 2009
Réaction de Pierre Le Coz à la Fermeture de l’exposition « Our Body »
Pierre Le Coz, professeur de philosophie, vice
président du conseil national d’éthique :
Cette prise de position fait écho, par exemple, à celle du professeur Francis Navarro il y a quelques années concernant les greffes de foie :
Le Pr Navarro ne
greffera pas en Chine
«Je
condamne les chirurgiens français qui acceptent de former à la transplantation
leurs homologues en Chine. Pourquoi? Parce que ce pays est soupçonné de
commercialiser les organes prélevés sur les condamnés à mort.» Francis
Navarro est chef du service de chirurgie hépato-digestive et de transplantation
au CHU de Montpellier. Il a à son actif pas loin de 300 greffes de foie. On ne
choisit pas par hasard d'exercer cette spécialité médicale. Pas seulement parce
qu'elle requiert un très haut niveau technique. Ou encore qu'elle vous mobilise
nuit et jour: il n'y a pas d'heure pour être victime d'un accident qui fera de
vous un potentiel donneur d'organes. La transplantation impose une réflexion
éthique que ce chirurgien, professeur à la faculté de médecine de Montpellier,
a choisi d'enseigner aux étudiants de première année.
Or, selon lui, cette éthique est aujourd'hui menacée par le tourisme de
transplantation. «De nombreux Occidentaux, et notamment des Américains, en
attente d'une greffe, se rendent en Chine pour être greffés à des prix
exorbitants, dénonce-t-il. Pour 62 000 dollars, ils peuvent se faire
transplanter un rein; pour 150 000 dollars, un poumon... Bien que la
commercialisation des organes ait été interdite en Chine en juillet 2006,
certains sites Internet/ont encore la promotion de ce genre d'opérations.»
C'est le cas notamment de celui du China International Transplantation Center
(http: //en.zoukiishoku.com).
D'où viennent ces organes? Pour Francis Navarro, une accumulation d'indices
concordants suggère qu'ils sont prélevés sur des condamnés à mort chinois. Fin
2005, Amnesty International a recensé 1 770 exécutions dans ce pays. Mais,
selon l'association, tout porte à croire que ces chiffres sont bien en deçà de
la réalité. «On m'a proposé dans le cadre d'un échange avec la Chine de
réaliser une transplantation là-bas. Mes correspondants me proposaient de
choisir une date. Comme s'ils disposaient d'organes à la demande. Cela a
éveillé mes soupçons. J'ai refusé de m'y rendre.»
Le 19 avril 2006, la Société britannique de transplantions publiait un
communiqué condamnant la «commercialisation», en Chine, des organes de
prisonniers exécutés. Francis Navarro milite pour que ses confrères français
fassent de même.
C.H.
27 avril 2009
Les faussoyeurs de la démocratie européenne en appellent à notre civisme
Hans-Gert PÖTTERING, actuel Président du Parlement Européen nous explique qu’il faut voter.
Montage d’extraits du 7H-10H de
France Inter du 27 avril (j'ai élagué la litanie des
bienfaits du Marché, de la libre concurrence, etc ... que nous connaissons par coeur et dégustons chaque
jour un peu plus…) :
Interview dans son intégralité
Si nos chers élus européens ne
faisaient pas régulièrement des cocottes en papier avec le résultat du vote de leurs
concitoyens (français et irlandais pour ne citer qu'eux) concernant les grandes orientations que doit
prendre l’Europe, le taux de participation serait peut-être meilleur.
Mr Pöttering étant allemand, on peut profiter de l'occasion pour rappeler que le peuple allemand n'a pas pu se prononcer en 2005. On nous avait alors rappelé les mauvaises expériences du passé. A
les entendre malgré la limitation du choix à 2 bulletins OUI ou NON, c’est le
petit moustachu qui risquait malgré tout de ressortir des urnes … C’est beau le
principe de précaution appliqué à la démocratie.
L’une des spécialités des bonimenteurs européens étant de faire parler, ou voter, les morts (souvenons-nous des propos de D. Strauss-Kahn en 2005 concernant le probable vote de F. Mitterrand), ce matin c’est Victor Hugo a dû se retourner dans sa tombe.
21 mai 2008
Remise en cause de la mixité à l’école
Le site Rue 89 nous informe ici que, sous couvert de transposer dans la législations française des directives européennes anti-discriminatoires, le législateur vient depuis le 15 mai 2008 de donner les moyens d’une remise en cause de la mixité à l’école. La lecture de cet article laisse entendre que l’état français va au delà de l’obligation qui lui est faite par Bruxelles, et ce zèle n’est pas sans rappeler certains discours récents au sommet de l’état sur les religions et la laïcité.
Affaire à suivre attentivement …
L’occasion pour Caroline Cartier de nous concocter un petit
montage audio dont elle a le secret. Un moment d’humour et de tendresse
transgénérationnels :
C.H.
29 avril 2008
La fin d’une époque !!
Le titre de ce post est aussi celui d’un message que j’ai reçu il y a quelques jours :
Chers
amis du collectif, j'ai dû prendre la décision devant l'urgence de la demande,
de remettre à la disposition du service des associations, la salle qui nous
était prêtée le lundi soir. Le responsable de la gestion de l'espace Lafarge
ayant constaté notre "disparition" ! Il nous propose cependant
de nous prêter une salle "au coup par coup" ! Salutations à tous!
Odile L.
Pour comprendre la portée (exclusivement locale) de ce message, il faut remonter 3 années en arrière.
Fin mars 2005, quelques semaines avant le référendum, un petit groupe d’encartés PC, LCR, Verts, et de
non-encartés (me for instance) se sont retrouvés régulièrement dans un café
pour s’organiser et contrecarrer à coups d’arguments le projet de traité
constitutionnel européen auquel nous ne pouvions échapper, et auquel nous
n’avons pour finir effectivement pas échappé.
Critères pour faire partie de ce club ouvert à tous : ne pas gober les beaux discours lénifiants, analyser, partager, coller (des affiches), expliquer, argumenter, se battre sur le plan des idées.
Hauts faits à mettre à notre actif durant les semaines qui suivirent :
- Plusieurs réunions publiques animées avec rétroprojecteur,
vidéo projecteur (empruntés sans autorisation à Mme Education Nationale), ampli,
haut-parleurs, écran d'un blanc douteux, micro, cordes vocales, huile de coude et sans oublier l'indispensable travail (DVD) de Raoul-Marc Jennar.
- Tournage en ridicule d’une réunion pour le OUI avec pour
vedette
américainefinlandaise l’ex-pilote automobile Harry Vatanen (député européen faisant moins peur aux commandes de son bolide qu’à celles de l’Europe) accompagné d’une brochette d’élus UMP locaux, de Mme Vatanen (Mr et Mme : impayables, mais trop long à raconter), de quelques citations pas bien senties de De Gaulle, et bien sûr de l’"Ode à la joie" en ouverture et en fermeture de cette ode à la grande fraternité des peuples … sur l’autel du libéralisme non faussé. Deux heures à donner le vertige sur l’incompétence et les contradictions de ceux qui décident pour nous, au terme desquelles les héros sus-nommés sont repartis la queue basse.
Au soir du 29 mai nous avions tous le sentiment d’avoir envoyé notre petite brique en travers de la gueule de Goliath, d’avoir vécu une fédération des bonnes volontés de gauche, et sans vraiment nous l’avouer, nous avions l’espoir que ce n’était qu’un début.
Le fait est qu’en septembre, non seulement le collectif perdura, mais s’étoffa largement de nouveaux membres, et se fit même prêter une salle, le fameux lundi soir, par la municipalité socialiste qui, après coup, annonça qu’elle avait toujours soutenu le NON. Pour ma part, à partir de cette date, j’avoue que j’ai suivi les choses avec moins d’assiduité.
Durant cette période le collectif n’a pas chômé, travaillant
sur les 110 propositions du projet anti-libéral, menant des actions locales
(réfléchir global, agir local, c'est bien connu), organisant à nouveau des réunions publiques pour
dénoncer la directive Bolkestein, avec participation à une manifestation européenne à Strasbourg à la clef.
Le lundi soir était également un moment de franche camaraderie, une auberge espagnole avec pique nique à la fortune du pot. La salle commençait à être trop petite.
Après un an donc, tout comme les canards de la Sorgue, le collectif était toujours vivant.
Mais la rentrée 2006, l’approche de la présidentielle et la désignation d’un candidat commun ont sacrément plombé l’ambiance.
Extrait audio de France Inter du 7 décembre 2006 :
Les encartés de gauche ont ceci de paradoxal qu’ils bouffent
du curé à qui mieux mieux, mais quand arrivent les élections ils en oublient
presque les chômeurs, les services publics et l'intérêt général pour ne plus défendre
sérieusement et en premier lieu que leur sacrosainte chapelle politique.
Je dois toutefois reconnaître que plusieurs membres du PC du groupe ont eu la cohérence de ne pas reprendre leur carte, estimant que s’en était trop, lorsque le nombre de collectifs du département est miraculeusement passé de 7 à 15 au moment de la désignation du candidat unique, ces nouveaux venus ayant tous comme un seul homme désignés Marie-George Buffet comme candidate.
J’ai également encore en mémoire le sourire d’un militant de
la LCR qui au lendemain du premier tour m’annonça avec force chiffres à l’appui
la progression de La Ligue par rapport à 2002, et la déroute des autres. Une brillante
démonstration pour un sombre constat. Le 29 mai était bien loin.
A ce petit jeu à gauche, et vu les arguments de la candidate du PS, l’affaire a était rapidement pliée, et au soir du 6 mai nous avions tous perdus, et pour longtemps.
Malgré cela le collectif a survécu (season 3), même si ses rangs se sont clairsemés.
Aux dernières élections municipales une liste ayant pour ossature une bonne partie de ses membres (tête de liste Jean-Louis, Marie-Jo en 2nde position, tous deux interviennent dans l’extrait audio) a même vu le jour. Elle a réalisé le score inespéré de 12% au premier tour, lui permettant de se maintenir, et d’espérer avoir au moins un élu.
Mais au soir du premier tour la liste s’est purement et simplement disloquée, certains voulant se rallier au maire PS sortant (qu’ils avaient largement critiqué durant 6 semaines), d’autres appelant à ne pas voter pour cette liste, d’autres encore ne voulant plus entendre parler de ce maire n’ayant de gauche que l’étiquette et préférant voter pour le candidat divers droite, qui fut élu le dimanche suivant.
Autant dire qu’après cela, on comprend mieux pourquoi une salle du local des associations est à nouveau libre le lundi soir.
- Beaucoup de bonnes volontés mais aussi beaucoup d'amateurisme, pris en défaut par plus malins.
- La tentation légitime de vouloir participer à de grandes échéances électorale, mais des dirigeants de partis qui
ne tiennent pas compte de la volonté d'union de leur base et entretiennent des conflits larvés.
- Une énergie folle pour en finir là …
Verre à moitié vide : la vraie gauche sera toujours divisée, donc pas crédible et aucun de ses projets n’aboutira.
Verre à moitié plein : il faut avant tout ne jamais regretter de s’être battu pour ses idées. Cette expérience est peut-être le terreau de projets qui un jour aboutiront.
A votre santé
C.H.
17 mars 2008
Maudite soit cette "Grande Guerre"
Les obsèques de Lazare Ponticelli, le dernier poilu, viennent de donner l’occasion d’une commémoration en grandes pompes de « la Grande guerre ».
Certains ont profité de l’occasion pour tenter de redorer
leur image de marque, sérieusement écornée ces dernières semaines. Nous avons à la tête de l'état un grand spécialiste de la récupération commémorative.
Gentioux, une petite commune de la Creuse, sur le plateau de Millevaches, a érigé en 1922 un monument rendant hommage à ses morts, tout en stigmatisant la guerre.
La statue de bronze d’un orphelin, en sabots, la casquette à la main, tend un poing rageur vers l'inscription : « MAUDITE SOIT LA GUERRE ».
Ce monument est une exception en France.
C.H.
Suite au commentaire de Maxime, voici une illustration de ses propos :






















