12 novembre 2009
Commémoration de la chute du mur de Berlin, ou Jeux sans frontières capitaliste ?
Les nations mises en concurrence libre et non
faussée (façon de parler), avec José-Manuel Barroso comme animateur du jeu.
06 novembre 2009
L’Elysée propose aux agriculteurs de recourir à de la main d’œuvre européenne à bas prix
Christophe Malvezin, conseiller technique à l'agriculture à l'Elysée, aurait proposé la semaine dernière aux producteurs de fruits et légumes d'engager des ressortissants de l'Europe de l'Est au tarif pratiqué dans leur pays.
Extrait de France Inter le 6 novembre 2009 :
Et alors, de quoi se plaint-on ? Cela servirait à quoi sinon que l’Europe se décarcasse à faire passer des traités en force ?
09 mai 2009
Kouchner ne sait pas encore si il votera PS ou UMP aux européennes
On peut tout à la fois comprendre l’abîme de perplexité de ce "grand homme de convictions", et le rassurer, car en fait le résultat de son choix mûrement réfléchi n’a pas grande importance, dans la mesure où une récente étude de l’Observatoire de l’Europe met en évidence que dans 97% des cas en 2008, le PPE (Parti Populaire Européen auquel appartient l’UMP) et le PSE (Parti Socialiste Européen) votent exactement de la même façon. Soit seulement 10 votes différents sur 535.
Alors vas-y Béber, lâche toi, ça n’a aucune importance.
Et pour tout dire : tout le monde s'en fout !
27 avril 2009
Les faussoyeurs de la démocratie européenne en appellent à notre civisme
Hans-Gert PÖTTERING, actuel Président du Parlement Européen nous explique qu’il faut voter.
Montage d’extraits du 7H-10H de
France Inter du 27 avril (j'ai élagué la litanie des
bienfaits du Marché, de la libre concurrence, etc ... que nous connaissons par coeur et dégustons chaque
jour un peu plus…) :
Interview dans son intégralité
Si nos chers élus européens ne
faisaient pas régulièrement des cocottes en papier avec le résultat du vote de leurs
concitoyens (français et irlandais pour ne citer qu'eux) concernant les grandes orientations que doit
prendre l’Europe, le taux de participation serait peut-être meilleur.
Mr Pöttering étant allemand, on peut profiter de l'occasion pour rappeler que le peuple allemand n'a pas pu se prononcer en 2005. On nous avait alors rappelé les mauvaises expériences du passé. A
les entendre malgré la limitation du choix à 2 bulletins OUI ou NON, c’est le
petit moustachu qui risquait malgré tout de ressortir des urnes … C’est beau le
principe de précaution appliqué à la démocratie.
L’une des spécialités des bonimenteurs européens étant de faire parler, ou voter, les morts (souvenons-nous des propos de D. Strauss-Kahn en 2005 concernant le probable vote de F. Mitterrand), ce matin c’est Victor Hugo a dû se retourner dans sa tombe.
13 juin 2008
Il y a des jours où l’on se sent un peu irlandais
Démocratie : n. f. Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.
- Il ne suffit pas d’élire des représentants pour qu’ils portent votre voix.
- Les candidats aux postes clefs d’une démocratie sont toujours
les mêmes. C'est un petit jeu de chaises musicales. Ce sont des professionnels de la représentation.
- L’Europe veille sur nous, elle veut le bien de tout le monde. Pourtant, parfois, l’Europe fait les gros yeux et nous oblige à faire des choses « que nous on veut pas ». Mais dans ces cas là c’est l’Europe des autres hein ! Surtout pas celle de nos élus !
- Un jour, c’est promis, les gentils socialistes occuperont tous les postes du Parlement, et là ce sera mer-vei-lleux !! Ce ne sera plus l’Europe ... mais le paradis. En attendant ils disent qu’il faut répondre OUI à tout.
- Dans une démocratie la question peut être reposée autant de fois que nécessaire tant que la seule « bonne réponse » n’est pas obtenue.
- L’avis de ceux qui donnent la « mauvaise réponse » n’est jamais pris en compte entre 2 consultations, les « bons européens » pratiquant la politique de l’autruche.
- C'est pourtant pas compliqué, par définition, la « bonne réponse » est toujours OUI.
- Celui qui dit NON est sommé de se justifier, pas celui que dit OUI.
- Le OUI sourit, le NON est grognon.
- Si le peuple ne répond pas correctement à la question posée, il arrive
qu’on lui subtilise la possibilité de s’exprimer à nouveau. Ça simplifie !
Iront-ils jusqu'à modifier la constitution irlandaise pour que la déraison l’emporte ?
C.H.
09 juin 2008
Référendum irlandais
Ce jeudi 12 juin les irlandais se prononceront par
référendum sur la ratification du traité de Lisbonne, aussi appelé traité
simplifié. Le résultat de ce vote est très incertain.
De par la constitution irlandaise, ce référendum est incontournable, QUEL DOMMAGE !
Nos voisins allemands ont eux cette qualité qu’ils savent s’auto-censurer dès que le mot référendum est prononcé. Rien que pour cela, ils devraient être désignés « meilleurs européens du monde ».
Espérons qu’avant de glisser leur bulletin dans l’urne ces têtes de bois d’irlandais auront conscience que s’ils ne répondent pas comme il convient à la question posée, ils seront immédiatement étiquetés :
- Xénophobes
- Arriérés
- égoïstes
- N’ont rien compris
Bien sûr, cette liste n’a rien d’exhaustif.
Une mauvaise réponse obligerait les technocrates, aimablement épaulés par les lobbyistes, à «simplifier l’insimplifiable». Non pas à modifier la philosophie du contenu, mais à en ripoliner une nouvelle fois la prose. Que de temps perdu inutilement !
De grâce, que ces inconstants d’irlandais s’inspirent des 3 magnifiques vitrines européennes dopées aux subventions, qui nous sont régulièrement montrées en exemples.
Les habitants de ces 3 pays savent ce que le mot « moderniser » veut dire, ils le vivent au quotidien et n’en ont pas peur. Eux ont bien compris tout l’intérêt de signer ce traité des 2 mains.
Au fait, quelles sont ces 3 nations éclairées : le Portugal,
l’Espagne … et l’Irlande.
C.H.
29 avril 2008
La fin d’une époque !!
Le titre de ce post est aussi celui d’un message que j’ai reçu il y a quelques jours :
Chers
amis du collectif, j'ai dû prendre la décision devant l'urgence de la demande,
de remettre à la disposition du service des associations, la salle qui nous
était prêtée le lundi soir. Le responsable de la gestion de l'espace Lafarge
ayant constaté notre "disparition" ! Il nous propose cependant
de nous prêter une salle "au coup par coup" ! Salutations à tous!
Odile L.
Pour comprendre la portée (exclusivement locale) de ce message, il faut remonter 3 années en arrière.
Fin mars 2005, quelques semaines avant le référendum, un petit groupe d’encartés PC, LCR, Verts, et de
non-encartés (me for instance) se sont retrouvés régulièrement dans un café
pour s’organiser et contrecarrer à coups d’arguments le projet de traité
constitutionnel européen auquel nous ne pouvions échapper, et auquel nous
n’avons pour finir effectivement pas échappé.
Critères pour faire partie de ce club ouvert à tous : ne pas gober les beaux discours lénifiants, analyser, partager, coller (des affiches), expliquer, argumenter, se battre sur le plan des idées.
Hauts faits à mettre à notre actif durant les semaines qui suivirent :
- Plusieurs réunions publiques animées avec rétroprojecteur,
vidéo projecteur (empruntés sans autorisation à Mme Education Nationale), ampli,
haut-parleurs, écran d'un blanc douteux, micro, cordes vocales, huile de coude et sans oublier l'indispensable travail (DVD) de Raoul-Marc Jennar.
- Tournage en ridicule d’une réunion pour le OUI avec pour
vedette
américainefinlandaise l’ex-pilote automobile Harry Vatanen (député européen faisant moins peur aux commandes de son bolide qu’à celles de l’Europe) accompagné d’une brochette d’élus UMP locaux, de Mme Vatanen (Mr et Mme : impayables, mais trop long à raconter), de quelques citations pas bien senties de De Gaulle, et bien sûr de l’"Ode à la joie" en ouverture et en fermeture de cette ode à la grande fraternité des peuples … sur l’autel du libéralisme non faussé. Deux heures à donner le vertige sur l’incompétence et les contradictions de ceux qui décident pour nous, au terme desquelles les héros sus-nommés sont repartis la queue basse.
Au soir du 29 mai nous avions tous le sentiment d’avoir envoyé notre petite brique en travers de la gueule de Goliath, d’avoir vécu une fédération des bonnes volontés de gauche, et sans vraiment nous l’avouer, nous avions l’espoir que ce n’était qu’un début.
Le fait est qu’en septembre, non seulement le collectif perdura, mais s’étoffa largement de nouveaux membres, et se fit même prêter une salle, le fameux lundi soir, par la municipalité socialiste qui, après coup, annonça qu’elle avait toujours soutenu le NON. Pour ma part, à partir de cette date, j’avoue que j’ai suivi les choses avec moins d’assiduité.
Durant cette période le collectif n’a pas chômé, travaillant
sur les 110 propositions du projet anti-libéral, menant des actions locales
(réfléchir global, agir local, c'est bien connu), organisant à nouveau des réunions publiques pour
dénoncer la directive Bolkestein, avec participation à une manifestation européenne à Strasbourg à la clef.
Le lundi soir était également un moment de franche camaraderie, une auberge espagnole avec pique nique à la fortune du pot. La salle commençait à être trop petite.
Après un an donc, tout comme les canards de la Sorgue, le collectif était toujours vivant.
Mais la rentrée 2006, l’approche de la présidentielle et la désignation d’un candidat commun ont sacrément plombé l’ambiance.
Extrait audio de France Inter du 7 décembre 2006 :
Les encartés de gauche ont ceci de paradoxal qu’ils bouffent
du curé à qui mieux mieux, mais quand arrivent les élections ils en oublient
presque les chômeurs, les services publics et l'intérêt général pour ne plus défendre
sérieusement et en premier lieu que leur sacrosainte chapelle politique.
Je dois toutefois reconnaître que plusieurs membres du PC du groupe ont eu la cohérence de ne pas reprendre leur carte, estimant que s’en était trop, lorsque le nombre de collectifs du département est miraculeusement passé de 7 à 15 au moment de la désignation du candidat unique, ces nouveaux venus ayant tous comme un seul homme désignés Marie-George Buffet comme candidate.
J’ai également encore en mémoire le sourire d’un militant de
la LCR qui au lendemain du premier tour m’annonça avec force chiffres à l’appui
la progression de La Ligue par rapport à 2002, et la déroute des autres. Une brillante
démonstration pour un sombre constat. Le 29 mai était bien loin.
A ce petit jeu à gauche, et vu les arguments de la candidate du PS, l’affaire a était rapidement pliée, et au soir du 6 mai nous avions tous perdus, et pour longtemps.
Malgré cela le collectif a survécu (season 3), même si ses rangs se sont clairsemés.
Aux dernières élections municipales une liste ayant pour ossature une bonne partie de ses membres (tête de liste Jean-Louis, Marie-Jo en 2nde position, tous deux interviennent dans l’extrait audio) a même vu le jour. Elle a réalisé le score inespéré de 12% au premier tour, lui permettant de se maintenir, et d’espérer avoir au moins un élu.
Mais au soir du premier tour la liste s’est purement et simplement disloquée, certains voulant se rallier au maire PS sortant (qu’ils avaient largement critiqué durant 6 semaines), d’autres appelant à ne pas voter pour cette liste, d’autres encore ne voulant plus entendre parler de ce maire n’ayant de gauche que l’étiquette et préférant voter pour le candidat divers droite, qui fut élu le dimanche suivant.
Autant dire qu’après cela, on comprend mieux pourquoi une salle du local des associations est à nouveau libre le lundi soir.
- Beaucoup de bonnes volontés mais aussi beaucoup d'amateurisme, pris en défaut par plus malins.
- La tentation légitime de vouloir participer à de grandes échéances électorale, mais des dirigeants de partis qui
ne tiennent pas compte de la volonté d'union de leur base et entretiennent des conflits larvés.
- Une énergie folle pour en finir là …
Verre à moitié vide : la vraie gauche sera toujours divisée, donc pas crédible et aucun de ses projets n’aboutira.
Verre à moitié plein : il faut avant tout ne jamais regretter de s’être battu pour ses idées. Cette expérience est peut-être le terreau de projets qui un jour aboutiront.
A votre santé
C.H.
30 janvier 2008
Société générale, traité de Lisbonne : le choix des mots, le sens des propos
Je suis tout à fait sur la même longueur d’onde qu’Alejandro,
de Tarbes, celle du répondeur de "Là-bas si j’y suis" du 29
janvier :
C.H.
13 décembre 2007
Plan B, comme Bis repetitae, aussi appelé Traité de Lisbonne
Voici donc le fameux Plan B : la ratification d’un traité à 98% identique au précédent, comme l'a lui-même déclaré Valérie Giscard d’Estaing il y a quelque temps, et plusieurs juristes depuis.
La vraie différence consistant à ne plus demander son avis au peuple.
Bien sûr, le "produit" se voulant nouveau, il faut une dénomination différente, racoleuse et passée en boucle jusqu'à plus soif.
Je vous laisse deviner qui a le dernier mot :
C.H.
31 octobre 2007
Traité simplifié, démocratie mystifiée
29 mai 2005 : le NON au traité constitutionnel européen l’emporte avec presque 55% des voix.
Le 19 octobre 2005 les dirigeants européens adoptent un traité simplifié à Lisbonne.
Puis …
Nicolas Sarkozy annonce que ce nouveau traité simplifié sera ratifié par voie parlementaire. Pour le coup, pas question de parler de trahison de ses électeurs par l’omniprésident, qui a toujours dit qu’un nouveau traité ne passerait pas par voie référendaire. Disons que cela faisait partie du "packaging Sarkozy-président"
Valéry Giscard d’Estaing dit lui-même que le nouveau traité a subi "quelques changements cosmétiques" et qu'il "est plus facile à avaler" par rapport au précédent (voir extrait du Canard Enchaîné du 24 octobre, ci-dessous). Il parle également d'un traité mutilé (lien). Aux dernières nouvelles, il a tout bonnement annoncé au journal anglais "The independant" que les anciennes propositions avaient tout simplement été dispersées dans les anciens traités sous forme d'amendements, de façon à éviter des consultations populaires (lien).
L'image peut être agrandie en cliquant dessus
Ségolène Royal qui comptait organiser un référendum si elle avait été élue présidente a déclarée qu’elle soutenait le traité, même s'il était imparfait (lien). Encore a-t-on échappé au : "je n’étais pas pour un référendum mais je l’avais tout de même mis dans mon programme", à l’instar du SMIC à 1500 euros. OUF !
François Bayrou qui comptait lui aussi organiser un référendum si il avait été élu président a déclaré qu’il voterait pour ce traité, mais sans enthousiasme, indiquant que le nouveau traité sauvait les apparences, mais était plus compliqué et illisible (lien).
Quant à François Hollande, il est pour un référendum mais sans l’être, et de toute façon se range sans difficulté derrière la décision du président. Il est d’accord pour dire OUI à un traité simplifié qu’il trouve très compliqué. Certains l'ont surnommé le culbuto, laissons de côté l'allusion physique, et notons que politiquement on sent bien le mouvement d'avant en arrière, tout en restant là où il est posé.
Extrait audio de France Info, durée 1’11’’ :
Moralité :
L’apanage d’un système démocratique est de permettre à une minorité de faire valoir ses idées …. voir de les imposer, si elle détient tous les pouvoirs.
C.H.





















